Solana Alpenglow le 21 octobre, ENS v2, Shadow Accounts de Starknet : ce qui change sur les réseaux
Alpenglow vise une finalité de 150 ms sur Solana, ENS v2 impose une migration irréversible, Starknet dissocie les identités : ce qu'il faut savoir.
L'Instant Crypto3 min de lecture

Plusieurs évolutions techniques majeures arrivent sur les grands réseaux. Solana s’apprête à changer de mécanisme de consensus, Starknet propose une nouvelle forme de dissociation d’identité, le service de noms ENS prépare sa version 2, Lido révise sa politique budgétaire et Base facilite l’accès au prêt décentralisé. Ce qu’il faut savoir, et les nuances à ne pas manquer.
Solana : Alpenglow le 21 octobre
Selon Anza, l’un des principaux développeurs de Solana, le nouveau consensus Alpenglow doit être activé sur le réseau principal le mercredi 21 octobre vers 14 h 50 UTC. L’objectif est de réduire le délai de finalité des transactions d’environ 12,8 secondes à environ 150 millisecondes. La Solana Foundation précise que ce chiffre est « une attente, pas une constante ».
Cette étape suit le passage à des créneaux de 200 millisecondes, contre 400 auparavant, entré en vigueur le 9 octobre. Le composant Votor remplace l’ancien mécanisme TowerBFT ; la seconde phase, Rotor, n’est pas encore programmée. Les clients de la famille Firedancer, qui représentaient environ 15,8 % de la mise le 13 octobre, ne sont pas pris en charge pendant la migration.
Starknet : des Shadow Accounts, pas de la confidentialité
StarkWare a lancé le 13 octobre les « Shadow Accounts » sur Starknet. Le principe : chaque application reçoit une adresse distincte, qui n’est pas publiquement reliée au portefeuille principal de l’utilisateur.
Attention à ne pas confondre : les soldes et l’historique des transactions restent publics sur la blockchain. Seul le lien avec le portefeuille principal est masqué. Il s’agit de dissociation d’identité, pas de confidentialité des transactions.
ENS v2 : une migration sans date limite, mais irréversible
Nick Johnson, fondateur du service de noms ENS, a publié le 11 octobre une proposition exécutable pour activer la version 2 du protocole. La migration des noms en .eth existants est facultative et sans date limite : les noms actuels continuent de fonctionner.
Le point crucial tient en une phrase de la proposition : « Le gel de la v1 est réversible ; la migration d’un nom ne l’est pas. » Une fois un nom migré, sa gestion en v1 prend fin définitivement. Les nouvelles inscriptions en .eth seront suspendues quelques heures lors du basculement. La proposition doit encore être votée. Pour les détenteurs, rien ne presse.
Lido : la gouvernance face à ses propres modèles
Selon CryptoSlate, une proposition liant le budget du DAO de Lido aux rachats de jetons LDO a révélé une erreur de modélisation dans le mécanisme de rachat, et non un défaut du jeton lui-même. Après correction, à 30 millions de dollars de dépenses, le profit moyen modélisé passe de 10,7 à 8 millions de dollars. L’analyse montre aussi que la remise à zéro de certains compteurs ne peut pas rendre le DAO plus rentable : seules de vraies baisses de dépenses le permettent. Les propositions restent au stade de la discussion.
Base : Earn & Borrow avec Aave et Morpho
Base a lancé le 13 octobre « Earn & Borrow », un ensemble d’outils destinés aux applications et aux entreprises pour proposer un rendement variable sur des stablecoins comme l’USDC et des prêts en USDC garantis par des cryptoactifs. L’offre s’appuie sur les protocoles Aave et Morpho, avec lesquels Base déclare des relations commerciales. Base et Coinbase ne sélectionnent ni ne garantissent les coffres utilisés.
L’intégration rend le prêt décentralisé plus accessible, mais ne change rien au risque : les règles de liquidation restent celles des protocoles sous-jacents.
Sources : Solana Compass, crypto.news, Unchained, forum ENS, CryptoSlate, The Defiant, Defiprime.
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